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Comment organiser l’enterrement de son chien ?

Bien triste sujet en effet que le décès de son chien, un compagnon fidèle, le meilleur ami de l’homme comme on dit. Et cela depuis la nuit des temps. Mais au-delà du deuil et de la tristesse du moment qui entourent cet évènement tragique, il vaut mieux « peut-être » se poser la question du devenir du corps de l’animal,  le jour du décès. Un réflexe qu’on oublie parfois tant la perte de cet être cher est douloureuse et nous fait perdre tout sens pragmatique. Que votre animal meurt de mort naturelle ou qu’il soit euthanasié, il existe une multitude d’options pour le devenir du corps. L’une de ces options est d’enterrer l’animal : reste à savoir comment ? Cette question nous ramène en effet à l’idée que cette pratique est organisée par la loi et donc qu’il existe un certain nombre de règles à respecter avant, pendant et après l’ensevelissement de son chien. Il existe trois solutions possibles pour rendre un dernier hommage à son chien décédé. Premièrement l’incinération, qui est d’ailleurs l’option la plus choisie par les propriétaires, surtout dans les grandes agglomérations où la loi interdit d’enterrer son animal de compagnie chez soi. Ensuite, il y a le choix de l’enterrement à domicile c’est-à-dire dans son propre jardin. Et enfin, l’option de l’enterrement dans un cimetière animalier.

L’incinération est la solution la plus pratique en cas de décès de son chien car l’enterrement chez soi n’est pas autorisé dans les grandes villes. Cette solution est également moins coûteuse qu’un enterrement dans un cimetière animalier. Bon nombre de propriétaires choisissent cette option. En effet, cette opération suppose que le chien décédé est pris en charge par un organisme, qui se charge de venir enlever le corps et de procéder à la crémation (opération qui consiste principalement à bruler et à réduire en cendres du cadavre dans un four crématoire). Il existe plusieurs types d’incinérations dont l’incinération collective où plusieurs chiens et chats sont incinérés ensemble. Le cas échéant, les cendres sont gérées par un Centre d’Enfouissement Technique ou versées sur des domaines agricoles, selon la réglementation en vigueur. Il est important de rappeler que l’équarrissage (opération qui consiste à transformer des cadavres d’animaux pour les utiliser dans l’industrie) d’animaux de compagnie n’est plus autorisé.

Ensuite, il y a l’incinération individuelle, opération certes plus chère mais plus intime car l’animal est incinéré seul et ses cendres peuvent être récupérées pour les mettre dans une urne funéraire, éventuellement à l’occasion d’une cérémonie selon les désirs de son propriétaire. Dans ce cas, le propriétaire de l’animal peut, soit conserver les cendres, soit les répandre où il le souhaite. Rappelons qu’il existe d’ailleurs un endroit spécialement consacré pour cela dans les cimetières animaliers. Cependant, cette démarche est réglementée par la loi qui exige comme pré-requis la déclaration du décès de l’animal auprès de votre vétérinaire ainsi que l’information de son décès auprès du Fichier d’identification des carnivores domestiques (I-CAD) dans les plus brefs délais pour régularisation. Il existe aujourd’hui des cimetières animaliers virtuels pour ceux qui n’ont pas la chance (budget, autres contraintes…) d’offrir une cérémonie de dernier hommage à son chien décédé.

Si votre choix se porte sur une solution naturelle, l’enterrement à domicile ou dans un cimetière est l’option qu’il vous faut. Bien que l’inhumation d’un animal de compagnie dans un caveau familial ne soit pas autorisée par la loi, celle-ci permet cependant l’enterrement des animaux dans la propriété de leur maître et plus précisément dans son jardin. Le plus important est de respecter les règles afférentes à cette pratique. Beaucoup de propriétaires de chien, même s’ils ne sont pas majoritairement les plus nombreux du fait de la règlementation en vigueur et des contraintes des grandes villes, choisissent d’enterrer leur animal de compagnie dans leur propriété. Pour l’hommage, vous pourriez organiser une petite cérémonie privée avant de l’ensevelir. Mais avant tout, il faut respecter quelques règles que la loi impose aux propriétaires pour des raisons évidentes de santé et d’hygiène publique.

Outre la déclaration de la mort du chien auprès des personnes compétentes, la loi interdit au propriétaire de l’animal de compagnie décédé de jeter sa dépouille, peu importe l’endroit, sous peine d’être sanctionné par une amende (article R632-1 du CRPM).En outre, le chien doit peser moins de 40 kg, si c’est le cas il est autorisé à l’enterrer dans sa propriété. Dans le cas contraire, c’est-à-dire si le chien pèse plus de 40kg, son propriétaire devra selon la loi faire appel à un service d’équarrissage qui sera chargé d’enlever la dépouille du chien dans les 48h, sous peine d’être sanctionnée d’une amende. De plus, le propriétaire du chien décédé doit « effectivement » être le propriétaire du terrain où il veut enterrer son chien. En ce qui concerne l’endroit même de l’enfouissement du corps dans la propriété, la distance minimum entre la tombe du chien et la première résidence ou point d’eau doit être supérieure ou égale à 35 mètres ceci pour ne pas infecter la nappe phréatique d’une part et d’autre part pour écarter tout risque de contamination. Enfin, la profondeur de la tombe du chien est fixée par la loi à un mètre minimum pour éviter que d’autres animaux viennent déterrer son cadavre et celui-ci doit être recouvert dans un linge (les sacs plastiques sont interdits) et d’une couche de chaux vive pour accélérer sa décomposition et empêcher la prolifération de mauvaises bactéries. Dans le cas où vous habitiez un lotissement, assurez-vous de bien lire le cahier des charges ainsi que de vous renseigner sur les éventuelles réglementations afférentes auprès des autorités de votre localité (département, commune).

Beaucoup de propriétaire ne remplissent pas les contraintes et les exigences liées à la règlementation sur l’enterrement d’un animal de compagnie sur leur propriété. D’où cette solution alternative de l’enterrer dans un cimetière animalier. Cette démarche vous permet d’offrir un dernier au revoir digne de l’amour que vous portez à votre chien. En effet, après l’annonce de son décès auprès des personnes compétentes (vétérinaire, autorités…), il vous suffit de trouver un cimetière animalier dans votre région.

À cet effet, vous devez entrer en contact avec un prestataire dans ce domaine (munissez-vous toujours de l’acte de décès de votre chien), d’y trouver de la place et de débloquer le budget afférent (en général le budget est composé du prix du cercueil et du caveau, le coût de la concession, le service d’enfouissement, la taxe d’inhumation et les frais d’entretien annuel). Ce volet budget est l’aspect le plus contraignant et le plus décisif dans le choix d’un enterrement dans un cimetière animalier. Il est donc primordial pour le propriétaire de disposer du maximum d’information sur les tarifs des prestataires dans ce domaine avant de faire son choix. De plus, le coût d’un enterrement dans un cimetière animalier varie en fonction de la société funéraire, de la localisation géographique ainsi que des types de prestations fournis mais aussi et surtout de la durée de la concession. Dans tous les cas, il n’y a pas meilleur conseiller que votre vétérinaire quelle que soit la démarche que vous choisiriez, en cas de décès de votre chien, car il saura comment et quoi faire avant et après le décès de votre chien. Après l’aspect pratique de l’enterrement, le vétérinaire pourra vous accompagner et vous aider à surmonter le deuil de votre chien.