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L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) chez le chien

Comme l’homme, le chien peut subir un accident vasculaire cérébral ou AVC. Ce trouble n’est pas facile à reconnaître, mais certains signes peuvent vous conduire à faire une petite conclusion et agir tout de suite pour éviter, par la suite, des conséquences impensables. Le chien peut faire un AVC hémorragique ou un AVC ischémique. Cependant, dans les deux cas, le chien souffre d’une crise impressionnante. Un syndrome vestibulaire idiopathique entraîne instantanément des mouvements désordonnés de votre chien.

L’AVC est moins fréquent chez le chien que l’être humain, mais le chien peut être atteint à n’importe quel âge. L’AVC n’est pas facile à diagnostiquer chez le chien. Deux types d’accident vasculaire cérébral ont été identifiés chez le chien, soit (i) l’AVC provoqué par la rupture d’un vaisseau sanguin dans le cerveau et (ii) l’obstruction d’un vaisseau sanguin ou plusieurs vaisseaux dans le cerveau provoquant une circulation difficile. C’est l’infarctus cérébral.

Que ce soit par rupture ou par obstruction, c’est toujours une maladie grave qui laisse des séquelles irréversibles, parfois incurables et importantes pour le chien. Elle peut causer sa mort. L’AVC ischémique est l’accident le plus contracté par le chien, et d’autres animaux de compagnie. Ce type d’AVC est dû à l’obstruction d’un vaisseau sanguin entraînant la privation de glucose et d’oxygène au niveau cérébral.

Le chien peut faire un AVC du fait de certaines maladies qu’il a subi durant son existence. Il faut cependant vérifier au niveau clinique les causes exactes et les liens entre les maladies et l’AVC. Si l’AVC est reconnu d’origine ischémique, il peut y avoir plusieurs causes. Il peut s’agir, par exemple, des suites de troubles de la coagulation provoquant un caillot qui bloque un vaisseau sanguin.

La crise cardiaque du chien, son insuffisance rénale ou d’autres maladies d’origine endocrinienne comme le diabète, ou d’origine systémique telle que l’hypertension, peuvent causer l’AVC. Cependant, dans la plupart des cas, il n’est pas facile d’identifier les causes sous-jacentes de l’AVC du chien. Les spécialistes se limitent à énumérer les causes possibles telles que le traumatisme crânien, la tumeur cérébrale ou tout simplement l’intoxication. Le principal est donc de reconnaître au plus vite si votre chien est atteint d’un AVC afin de pouvoir prendre les mesures nécessaires et empêcher le pire.

Vous n’aurez pas le temps d’identifier un AVC chez votre chien. Vous ne constatez aucun traumatisme, aucun signe d’anomalie et tout de suite – il perd l’équilibre, il fait des crises, il fait des mouvements involontaires. Il a des oscillations rythmiques du globe oculaire, il a des vertiges, il aboie sans raison aucune. Il a la tête penchée, il devient anormale d’un coup. Vous vous demandez à ce moment ce qui arrive à votre chien.

Il peut y avoir des signes qui peuvent vous alerter que votre chien fait un AVC, par exemple, il est désorienté, il vomit, il est crispé. Peut-être qu’il tombe subitement dans le coma sinon il vacille et ne peut plus se tenir debout. Il est alors impératif de consulter votre vétérinaire en urgence, pour éviter le pire. La prise en charge doit être immédiate.

Vous ne devez pas minimiser les symptômes, sans pour autant connaître les détails de la maladie. L’essentiel est d’agir très vite en décrivant avec précision les faits/troubles au vétérinaire. Il ne faut pas attendre le transfert, il faut faire vite par téléphone afin de prendre les mesures nécessaires jusqu’à son arrivée chez vous. En attendant, vous devez prendre soin de votre chien en le relevant. Faites en sorte qu’il reprenne ses esprits (façon de parler, bien-sûr). Dans la mesure du possible, ne le laissez jamais seul. Si le vétérinaire vous recommande de venir à la clinique, enveloppez votre chiendans une couverture et faites en sorte qu’il ne fasse pas de mouvement compromettant.

En effet, il faut garder votre chien au calme. Il vous faut lui donner toutes les affections dont il a besoin. Peut-être qu’il vous sera difficile de raconter en détail les mouvements et l’apparition de l’accident, vous pouvez le filmer afin que le vétérinaire puisse déterminer chaque mouvement. Attention, il ne faut pas attendre plus de 10 minutes de crise. En effet, les risques s’amplifient si la prise en charge du vétérinaire est retardée. Cependant, il faut être prudent car le chien peut vous mordre inconsciemment. A noter que même s’il revient au calme, il vous faut l’emmener au plus vite chez le vétérinaire pour voir la suite et identifier les crises et les causes de ces crises.

Lorsque le vétérinaire arrive à calmer votre chien si celui-ci était encore en état de choc à son arrivée, il va certainement observer tous les signes, tous les indices et peut vous recommander l’hospitalisation. C’est le meilleur moyen pour réaliser les examens cliniques complets. Si votre vétérinaire hésite à prendre cette décision, vous devez lui proposer en assumant toutes les responsabilités vis-à-vis des prises en charge financières. A cet effet, il peut réaliser d’autres examens tels que l’examen neurologique. Ceci permet une évaluation de la gravité de l’accident. Il peut ainsi localiser le vaisseau atteint et tester les connexions nerveuses.

Tant que votre chien est à la clinique, il est recommandé de faire faire une analyse de sang et d’autres examens tels que le scanner cérébral, l’IRM, l’électrocardiographie, l’échocardiographie. Ces examens sont nécessaires pour vérifier les causes et intervenir en conséquence.

L’AVC peut être dû à une hypertension artérielle et le vétérinaire agit en conséquence. Si c’est une tumeur qui la cause, il va peut-être proposer une intervention chirurgicale. L’essentiel est que le vétérinaire va prescrire un traitement conforme aux résultats des examens et analyses. Si les causes de l’AVC ne sont pas mises en évidence pour une raison ou pour une autre, alors le vétérinaire va ordonner un traitement axé sur les lésions causées par l’AVC. Le traitement peut consister en une rééducation de votre chien du genre physiothérapie ou hydrothérapie, selon les cas.

Concernant les pronostics lorsque votre chien est atteint d’un AVC, tout dépend de la gravité de ce dernier et des conséquences qui s’ensuivent. Si ce n’est pas trop grave, votre chien doit subir un traitement régulier, mais il faut aussi un programme de rééducation. Vous devez être patient pour obtenir des résultats positifs. Durant le traitement, le chien a besoin de repos et un d’un accompagnement poussé afin qu’il retrouve progressivement ses gestes et ses habitudes antérieures, telles que manger, boire, jouer, etc. Si l’AVC est plus grave, laisse des séquelles importantes, et pire invalidantes, votre chien a peu de chances de survivre plus longtemps. Le vétérinaire peut vous proposer son euthanasie, mais c’est à vous de voir.