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Maladie des chiens : la piroplasmose

Cette maladie redoutable et encore fréquente en France constitue la cause de la mort de milliers de chiens chaque année. Elle est causée par l’introduction dans le système sanguin de l’animal d’un parasite provenant d’une piqûre d’une tique. Ainsi, même si le chien est traité précocement en cours de la maladie, les symptômes de séquelles au niveau rénal et hépatiques peuvent avoir lieu. Il est judicieux alors de prévenir plutôt que de guérir, selon l’adage. Le recours à des antiparasitaires externes est à conseiller pendant le mois de mars à juin ou encore pendant le mois d’octobre à décembre. Le point sur les symptômes de cette pathologie et les traitements disponibles et les mesures de prévention.

Notons d’abord qu’il existe des cas où les symptômes cités ci-dessous n’apparaissent pas obligatoirement. C’est ce qui le rend difficile à déceler. En règle générale, la piroplasmose est accompagnée des symptômes marqués comme une forte fièvre (de 40°) ou encore l’abattement du chien. Ce dernier refuse de manger car son foie est atteint. Des vomissements biliaires jaunes se font voir. A cela s’ajoute quelquefois des diarrhées. Le volume de la rate croit et on peut la palper au toucher. Le taux d’urée augmente également. L’animal peut aussi avoir des muqueuses blanches ou pales. Mais le signe le plus caractéristique de cette maladie c’est la coloration de l’urine. Celle-ci devient mi-rouge, mi-orangée, puis marron clair et enfin noir. Si l’animal ne reçoit pas un traitement adéquat à temps, il n’est plus capable de se défendre. La mort est inévitable bien qu’on trouve quelques cas où la maladie évolue longuement et se prolonge. Si l’animal est soigné à temps, la probabilité de la guérison est 100%. En revanche, certaines troubles peuvent persister après le traitement, et une nouvelle infection par le parasite aura de répercussions sur la durée de vie de l’animal.

Cette parasitose mortelle est causée par la prolifération d’un parasite de tique dans le sang des chiens. Cet acarien vecteur de cette maladie se trouve dans les endroits humides ou boisées, les herbes, les haies ou les forêts dont la température environne 8°C à 25°C. Pour ce, il s’accroche au pelage de l’animal et s’enfonce ensuite vers les parties du chien où la peau est la plus délicate telles que le ventre, l’intérieur de cuisses etc. En se gorgeant de sang, l’acarien à quatre pattes, sous forme de poire injecte son salive. Ce qui permet au chien de ne pas coaguler à l’endroit sucé. Arrivé dans le sang, les agents de piroplasmose vont augmenter en nombre, opèrent dans les globules rouges et les font éclater. L’animal en devient ensuite anémique avec un problème d’inflammation de foie et de reins à cause des globules rouges détruites. Même si la contamination concerne notamment les chiens de chasse et ceux qui vivent dans la nature, les animaux de compagnie restant à la maison peuvent également contracter cette infection. Il importe ainsi de prendre des mesures afin de se prémunir de l’attaque de cette tique.
Bon à savoir : les premières manifestations de piroplasmose peuvent mettre 2 à 30 jours environ. Un propriétaire non averti inconscient du danger que court l’animal peut ne pas s’inquiéter si ce dernier perd l’appétit ou vomit. Or, l’insouciance peut coûter cher au niveau coût des soins du véto et même pour la vie de l’animal. Dès le premier signe d’abattement ou de vomissements, la consultation chez le vétérinaire est à préconiser.

Si on habite à la campagne, la prévention de cette infestation est plus que recommandée. On a dit qu’on peut rencontrer ces tiques dans les sous-bois ou sur les hautes herbes surtout pendant le doux hiver ou l’été frais. Comme il est impensable d’empêcher son chien de balader dans la nature, il vaut mieux alors prévenir cette maladie. L’utilisation de sprays et de pipettes peut être d’un grand secours si on les administre mensuellement dès le printemps. Quant aux colliers anti tiques, leur efficacité n’est pas tout à fait démontrée compte tenu qu’ils protègent seulement la partie antérieure de l’animal. Pour un traitement efficace qui peut perdurer pendant plusieurs années, il n’y a que le vaccin. Le propriétaire aurait, de préférence à vacciner son matou dès son plus jeune âge. En principe, l’administration se fait dès l’âge de 8 à 10 semaines. Celui-ci se pratique en 2 injections à 3 semaines d’intervalles. Un rappel est indispensable pour les prochaines années. Son organisme peut ainsi produire des anticorps permettant de contrer l’action infectieuse de l’agent. C’est cette sorte de prémunition qui garantit la résistance de l’animal à l’infestation de la tique. On en trouve ainsi de nombreux chiens qui vivent en permanence avec ces acariens, mais ne sont pas contaminés. Pour une immunité à toute épreuve, privilégiez la vaccination tous les 6 mois surtout si l’animal montre des signes de sensibilité ou de rechute. Toutefois, il faut souligner que le vaccin antipiroplasmose est assez coûteux. Cependant il est fort utile surtout pour les chiens venant de Grande-Bretagne, qui n’ont pas été prémunisés contre cette infestation.
Dans tous les cas, l’inspection de son animal doit se faire régulièrement surtout après les promenades dans les bois. N’oubliez pas de brosser son pelage pour se débarrasser des acariens non fixés et enlever ceux qui y existent déjà. Cela peut se faire via l’utilisation d’un crochet à tique. On peut ensuite jeter l’acarien dans les toilettes ou le brûler. Notons que la piroplasmose n’est pas contagieuse, ni pour les humains, ni pour les animaux congénères.

Dès l’apparition des symptômes inquiétants, il est prudent d’aller vite chez le vétérinaire. Ce dernier peut opter entre divers traitements tels que :

  • Les injections pour tuer les acariens
  • Perfusions de l’animal pour l’aider à lutter contre les troubles hépatites et rénales. Cela lui permet en même temps de le réhydrater.
  • Transfusions sanguines pour équilibrer le taux de globules rouges.

A souligner que le chien peut vomir à la suite de l’injection, mais cet effet ne sera pas durable. Notons également que cette maladie, si elle n’est pas soignée, peut évoluer vers une forme plus grave : l’anémie hémolytique. Celle-ci se traduit par la destruction des globules rouges du chien. Ce dernier ne parvient plus à récupérer la formule de sang indispensable pour survivre. Dans ce cas, la mort peut survenir dans 48h, même si l’animal est sous traitement. Or, le recours à des mesures préventives fait éviter ces diverses complications.

Même s’il s’agit des formes de maladies trompeuses, tout propriétaire soucieux de la santé de son animal doit consulter rapidement le vétérinaire. Ce professionnel est le seul capable de faire un diagnostic sûr en prélevant une goutte de sang de l’animal. Arrivé à son stade évolutif, la piroplasmose peut provoquer la mort imminente du chien. Par ailleurs, vu que le traitement de cette infestation pourrait impacter sur son budget, il est toujours prudent de souscrire son animal de compagnie à une mutuelle. Ces complémentaires santé remboursent les dépenses soins du véto lors du traitement, analyses labo, voire interventions chirurgicales. Il existe des sites comparateurs en ligne permettant de trouver la meilleure mutuelle offrant un bon rapport qualité-prix.