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Santé chiens :L’échinococcose

L’échinococcose est une maladie provoquée par la présence de minuscules vers appelés échinocoques dans l’intestin d’un animal ou d’un homme. Ces parasites sont de deux espèces différentes et ils provoquent deux zoonoses différentes.  Il est très important de bien connaître ces maladies et ses vecteurs car les deux sont graves pour l’homme. Ils peuvent aussi causer des problèmes de santé pour les animaux.

Les échinocoques sont des petits vers plats qui mesurent 2 à 3 millimètres. Ils peuvent transiter dans l’appareil digestif d’un mammifère par voie orale. Il existe deux espèces d’échinocoques en France.
Echinococcus multilocularis
Présents dans le nord de la France et dans l’Europe central et de l’Est, les renards sont les hôtes les plus concernés par cette espèce. Les vers se transmettent par voie orale en ingérant des aliments (petits rongeurs pour les canidés ; baies ou légumes pour les humains) infestés d’œufs du ténia. Ses œufs se développent dans les tubes digestifs et s’installent définitivement dans l’organisme hôte à l’âge adulte. L’échinococcus multilocularis est le parasite responsable de l’échinococcose alvéolaire, la maladie grave pour l’homme. En effet, les larves de ce minuscule ténia vont coloniser le foie ou le poumon. Ils vont même causer des maladies graves. Parfois indécelable et moins dangereux pour les chiens, les échinocoques peuvent engendrer des dégâts graves pour l’homme. Toutefois, pour que les animaux de compagnies soient en bonne santé et pour éviter qu’ils ne deviennent des porteurs qui vont transmettre les parasites à l’homme, il faut prendre quelques précautions dont le traitement par vermifuge.
Echinococcus granulosus
C’est l’échinocoque du chien dont on parle ici. Ce ver intestinal est présent dans presque toutes les régions du globe. Il y a quelques hôtes intermédiaires qui sont plus concernés que d’autres. On peut citer entre autres les moutons dont les parasites se transmettent au chien si ce dernier mange des abats et se trouve en contact des crottes d’ovin infestées d’œufs. Le compagnon canin devient l’hôte définitif et les vers reprennent leur cycle de développement à l’intérieur de ses organes. Les œufs éclosent et libèrent des larves qui vont voyager dans le sang et se fixer dans le foie, les reins ou les poumons. C’est ce qui entraine l’hydatidose ou échinococcose hydatique ou échinococcose du chien. Il s’agit d’une infection parasitaire qui cause des kystes sur les organes infectés. Cela provoque une douleur sourde de la région touchée ainsi qu’une jaunisse. Chez les chiens, le trouble est léger et il se limite à des diarrhées. Dans les pires des cas, il peut provoquer l’amaigrissement de l’animal.

Les risques pour que les compagnons à quatre pattes attrapent l’échinocoque sont plus ou moins grands selon la région où ils se trouvent. En effet, les œufs de ces ténias se répandent grâce à des déjections d’animaux sauvages comme les écureuils rongeurs, les renards, etc. Ils peuvent aussi venir des cadavres de bestioles. Et comme les moutons sont les hôtes intermédiaires les plus touchés par l’echinoccocus granulosus, l’élevage ovin peut accentuer le risque. On ne peut éviter au chien d’aller renifler partout ou de jouer avec des animaux morts mais on peut éviter de leur donner des abats crus. Pour ce faire, il faut empêcher l’accès des chiens à des restes de mouton abattu. Il faut aussi bouillir les abats pendant au moins 30 minutes avant d’en donner à manger au chien. Pour l’homme, il faut bien laver les baies sauvages, les fruits et les légumes avant de les manger. Il convient aussi de porter des gants de protection et bien se laver pendant le contact avec des animaux susceptibles d’en transmettre. À noter que se laisser lécher par son matou ou câliner ce dernier peut générer la transmission des œufs de vers restés coincés dans les poils de la bête.
La méthode efficace pour déparasiter les chats et les chiens est le vermifuge. Pour ce faire, il faut les emmener chez un vétérinaire. C’est le spécialiste le plus compétent pour prescrire l’antihelminthique le plus efficace. Il est le seul à pouvoir déterminer la dose en fonction du poids, de l’âge et de la race de l’animal ainsi que de la nature du risque auquel il est soumis. Et même si le propriétaire connaît par la suite le nom du médicament, il faut éviter à tout prix de pratiquer l’automédication à ses animaux. Le conseil et l’expertise du vétérinaire sont toujours de mise.

L’échinococcose reste une maladie potentiellement mortelle pour l’homme. Le premier réflexe à adopter est le traitement du problème en amont. C’est-à-dire, éviter que les animaux domestiques ou d’élevage que l’on fréquente n’en soient atteint en les traitant régulièrement avec les vermifuges performants. Le Praziquantel est le principe actif le plus efficace contre ce ver plat tenace. Si l’homme est diagnostiqué pour cette maladie, le traitement diffère selon le type d’échinococcose.
Pour l’hydatidose (echinococcus granulosus) transmis par les canidés (rarement par les félidés), l’administration de l’albendazole à forte dose pendant quelques mois peut s’avérer efficace. Dans le cas contraire, l’ablation de kyste du foie par une chirurgie précise est nécessaire. Il y a aussi le traitement par le moyen appelé PAIR (ponction, aspiration, injection, réaspiration).
Pour l’échinococcose alvéolaire, l’intervention chirurgicale est la seule issue. Une greffe de fois peut être sollicitée sinon la maladie peut être fatale.
Ces traitements sont couteux. Seul le diagnostic précoce peut limiter les dégâts. En effet, si la maladie est connue tardivement et dans un stade avancé, la rechute est toujours à craindre malgré la chirurgie et le traitement anti-infectieux.

Pour les animaux, le test de dépistage par le sang et les selles sont au stade d’essai. Cela ne s’avère pas encore très efficace. Il faut juste prévenir par les moyens cités ci-haut si l’on ne veut pas courir le risque. Pour l’homme, la détection est aussi difficile vu que la maladie ne se manifeste qu’après 5 à 15 ans. Les signes cliniques comme les douleurs abdominales, les nausées et les vomissements peuvent révéler la présence d’échinococcose. Si les poumons sont atteints, le patient peut être victime de toux chronique, de douleurs thoraciques et d’essoufflement. L’anorexie, la perte de poids et l’asthénie sont également des signes de telle infection parasitaire. À noter que l’échinococcose alvéolaire provoque une insuffisance hépatique.
Pour être fixé pour la présence ou non de cette zoonose, il faut pratiquer l’échographie pour détecter les formes cystiques et alvéolaires. Cette technique d’imagerie peut être complétée par le scanner et/ou l’IRM. On peut aussi pratiquer d’autres moyens de détection comme la sérologie ou la biopsie et ponctions guidés par échographie. À noter que les kystes peuvent être découverts lors d’une radiographie effectuée pour une autre maladie. Un diagnostic différentiel est alors nécessaire pour déterminer la nature exacte des kystes.
Une fois que le maître ait souscrit son chien à une mutuelle animaux, il peut au moins profiter d’un remboursement des frais vétérinaires en fonction de la formule choisie. On tient aussi à noter qu’avec un chien correctement vermifugé, la mutuelle peut même rembourser la totalité des dépenses réalisées pour le traitement de l’échinococcose. Lorsqu’on devient propriétaire d’un chien, il est donc plus que nécessaire d’opter pour le vermifuge tout en souscrivant à une mutuelle chien. Le coût du vermifuge est anodin par rapport aux frais que pourrait occasionner l’échinococcose aussi bien pour le chien lui-même que pour les humaines qui l’entourent.