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Santé chiens : maladies du système endocrinien

Le système endocrinien du chien dépend du bon fonctionnement de quelques organes tels que l’hypophyse, la thyroïde, la parathyroïde, l’hypothalamus, les glandes surrénales, le pancréas et les testicules. Ces organes produisent des hormones. Quand la production de sécrétion hormonale est insuffisante ou manquante, les pathologies endocriniennes surviennent. En effet, le système endocrinien régule l’ensemble des organes canins. Il influe sur l’équilibre et la croissance du corps de l’animal. Ce sont ensuite les glandes endocriniennes qui déversent dans le sang le produit de sécrétion. Tour d’horizon des maladies du système endocrinien du chien.

Avant de passer en revue les maladies des glandes endocrines, analysons d’abord les causes de ces troubles. Ces pathologies proviennent d’un dysfonctionnement de sécrétion hormonale qui peut entraîner soit des problèmes de carence soit un excédent d’hormones. Si l’animal est dans son jeune âge, le déficit hormonal non soigné peut provoquer sa mort. L’excédent d’hormones indique souvent une tumeur. Pour corriger cette malformation, le vétérinaire peut administrer des médicaments à effet hormonal.

  • La maladie de Cushing :
    Cette maladie est assez répandue chez les chiens plus âgés et vieillissants. Les signaux d’alarmes sont la soif, l’appétit excessif de l’animal, la rareté de poil, la perte de poids, la fatigue ainsi que la distension de l’abdomen. Et parce que l’animal boit beaucoup, il urine aussi abondamment. Dans certains, on peut remarquer aussi la calcification de la peau, et la pigmentation excessive. Le syndrome de Cushing est une pathologie due à une sécrétion excessive de cortisol provenant des glandes surrénales. L’hypophyse, qui est la grande hormonale la plus influente du corps, située sous le cerveau est alors déréglée. Cette glande se situe sous le cerveau. Mais ce dysfonctionnement peut également être provoqué par la présence d’une tumeur surrénale. Cependant, ce cas n’est pas très fréquent.

    Malgré le fait que la maladie de Cushing apparaît le plus souvent chez les chiens de plus de 10 ans, certaines races sont aussi plus sujettes à ce dérèglement que d’autres. Parmi les races à risques, on relève les caniches, les teckels, les terriers ou encore le boxer. En général, les chiens souffrant de cette maladie ont un poids inférieur à 20 kg.
    Dès que l’animal présente les symptômes ci-dessus, il vaut mieux l’amener se faire ausculter chez le vétérinaire. Ce dernier peut stimuler les surrénales avec l’hormone contrôlant ces glandes après avoir découvert via le bilan sanguin du cortisol ou la radiographie. Il peut également tester le cholestérol (celui-ci a tendance à accroître lors de cette maladie) ou encore le taux de la glycémie de l’animal.
    Le traitement médicamenteux constitue le moyen le plus utilisé pour en finir avec ces symptômes. Le vétérinaire peut prescrire l’administration de trilostane. Le vétérinaire indique le dosage nécessaire selon l’état de l’animal. Evidemment, les bilans du sang ainsi que la stimulation de l’hormone qui contrôle le cortisol sont indispensables au cours du traitement. Quand l’état de santé de l’animal s’améliore, les contrôles du taux sanguin ne seront plus fréquents. S’il s’agit d’une tumeur, il n’existe que l’opération chirurgicale de la glande en défaut comme traitement. Cela permet en même temps de s’assurer si c’est une grosseur bénigne ou maligne.
    Quoi qu’il en soit, en dehors de la chirurgie, le traitement dure jusqu’à la mort de l’animal, ce, afin de vérifier qu’il n’y ait pas de problème de récidive.

  • L’hypothyroïdie :
    La thyroïde est une glande qui régule la mission du calcium, des phosphores, des glucoses, des lipides, des protéines. Les hormones de thyroïde son également responsables de l’accélération du rythme cardiaque. Le dysfonctionnement de l’hormone thyroïdienne se traduit par la diminution de la sécrétion (hypothyroïdie) qui est la plus courante, ou l’augmentation de la sécrétion (hyperthyroïdie).
    L’hypothyroïdie se traduit par des crises d’angoisses, un état dépressif, une intolérance au contact (le chien ne supporte pas qu’on le touche) à cause des douleurs localisées au niveau de la peau. En effet, cette pathologie s’étend sur la peau, les muscles, le cerveau, le poumon, le cœur, le sang, bref le système nerveux et les autres glandes endocrines. D’autres modifications de comportement et de signaux peuvent également annoncer l’hypothyroïdie. Le chien devient hyperactif tout en étant anxieux et angoissé. Il a des troubles cutanées et une peau épaisse squameuse. Tous ces troubles résultent d’une baisse de taux de thyroxine. Outre les problèmes cardiaques, digestifs ou neurologiques, le chien peut aussi montrer des signes de grosses nerveuses, des problèmes de fertilité et d’avortement.
    Le traitement consiste à l’administration d’hormones thyroïdiennes pour rétablir l’équilibre et pallier le manque du chien. Le médicament peut se présenter sous forme de pastilles ou de liquide tel que le Leventa par exemple. Le dosage se fait selon l’évolution de la santé de l’animal. En règle générale, le traitement est en vie, car la maladie peut reprendre si on l’arrête.
  • Le diabète sucré :
    Cette maladie résulte d’un manque d’insuline. Ou l’organe du chien est incapable de produire de l’insuline. Elle se traduit par les signaux d’alarmes suivants : le chien mange beaucoup mais il s’amaigrit en même temps. D’autres complications peuvent arriver : il a des éruptions cutanées et des troubles urinaires, il a une cataracte accompagnée d’un état de fatigue extrême. L’animal souffre également de déshydratation qui peut entraîner le coma. Il y a également le diabète insipide qui se manifeste par une augmentation de la prise d’eau suivie d’importantes émissions d’urines.
    Le traitement consiste à l’administration des hormones manquantes pour régler le manque. Comme dans la plupart des maladies endocriniennes, les soins continueront jusqu’à la mort de l’animal.
  • L’atteinte système nerveux :
    Le système nerveux canin a pour fonction l’analyse des données provenant de l’intérieur comme de l’extérieur. Il envoie ensuite les ordres pour la commande des muscles via le système nerveux central ou le système nerveux autonome. Les troubles du système nerveux se présentent par l’obstruction de veines suivie de l’hémorragie, le traumatisme qui peut causer l’AVC, les tumeurs, la rage ou la maladie de carré (de cause virale), la toxoplasmose, la méningite, les troubles épileptiques ainsi que l’hydrocéphalie qui est une malformation congénitale. On peut également observer le vieillissement du cerveau suivi de l’altération des cellules vivantes. Les signes précurseurs de la maladie sont : l’anomalie du port de tête, la perte d’équilibre et l’état convulsif, le gonflement, les œdèmes, l’énurésie, les tremblements de muscles ou encore la cécité. Notons que ces symptômes n’apparaissent que si les troubles sont à un état avancé. Ainsi, dès que certains de ces signaux se font voir, il vaut mieux consulter le vétérinaire.
  • L’insuffisance surrénale :
    Cette maladie est causée par un manque d’hormones de corticoïdes. Les signes ne sont pas forcément visibles mais on peut quand même observer la fatigue, la faiblesse et des problèmes de digestion. Mais quand une crise soudaine apparaît lors d’un stress ou d’un état de choc par exemple, le chien peut avoir des vomissements.

Un propriétaire soucieux de l’état de santé de son compagnon à quatre pattes doit se méfier dès qu’il voit des signes tels que l’augmentation de la prise d’eau ou d’appétit, la fatigabilité, les anomalies de comportement ou du cycle sexuel, l’avortement de l’animal, la chute de poil etc. La consultation chez le vétérinaire est conseillée pour en avoir le cœur net sur les troubles fonctionnelles ou nerveuses de l’animal.