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C’est quoi un vétérinaire ?

  • Le vétérinaire dans la recherche agroalimentaire
  • Comment devenir vétérinaire ?
  • Quelles sont les qualités essentielles pour ce métier ?
  • Quels sont les avantages et les inconvénients de cette profession ?
  • Le vétérinaire est un professionnel de la santé des animaux. Ce métier exige une certaine polyvalence car il doit guérir non seulement les animaux de compagnie, mais également les animaux d’élevage dans le milieu rural, les animaux sauvages ou les chevaux de course. Pour ce, il intervient dans les soins des maladies généralistes aussi bien que dans les opérations chirurgicales, la radiologie, l’anesthésie, ou les soins dentaires des animaux. Dans les cliniques vétérinaires, son quotidien est surtout caractérisé par l’assistance et le conseil auprès des propriétaires des animaux, la prescription de traitement médicamenteux pour la maladie des animaux, ainsi que les petites chirurgies, les vaccins et les diverses analyses. Il peut exercer en indépendant et travailler dans un cabinet. Le vétérinaire est le seul habilité à soigner, à stériliser ou à faire l’opération d’un chat ou d’un chien. Le champ d’activité d’un docteur des animaux en ville s’étend également sur les rongeurs, les oiseaux, les serpents ou les reptiles. Dans ce dernier cas, il peut travailler dans un parc zoologique. A la campagne, il s’occupe notamment des contrôles sanitaires et donne des conseils techniques aux éleveurs pour la croissance des animaux de la ferme (porcs, bœufs, moutons, porcs, chevaux etc). Il leur fournit également des astuces pour une meilleure diète et hygiène des bêtes. On fait appel à son service lors de l’insémination artificielle d’une vache, lors de l’inspection du lait ou la mise à bas du veau pour ne citer que ces cas. Malheureusement, dû à la baisse des troupeaux partout en France, le nombre de ces professionnels exerçant en zone rural tend également à se décliner. Beaucoup d’entre eux s’installent en ville et se tournent vers d’autres secteurs vétérinaires offrant de bonnes perspectives.

    À part ceux pratiquant les soins animaliers et la mise en place d’un traitement adéquat, d’autres vétérinaires préfèrent se lancer vers l’industrie pharmaceutique ou agroalimentaire. Ils s’occupent ainsi de la recherche en vue la production d’aliments et de médicaments pour les animaux. D’autres plus chanceux font carrière dans l’armée en tant que vétérinaires officiers, ou sont recrutés en tant que vétérinaires fonctionnaires. Ces derniers font le contrôle de l’état de santé des élevages en France. On retrouve également des vétérinaires spécialistes qui après avoir fini la formation généraliste, ont continué à suivre une spécialisation de 3 ans (DESV ou diplôme d’études spécialisées vétérinaire, ou l’EBVS European Board veterinary specialisation).

    À vrai dire, un bachelier littéraire aurait de difficulté à rentrer dans cette filière parce que la classe préparatoire de 2 ans (BCPST) n’admet en pratique que les titulaires d’un bac scientifique. Une formation scientifique comme un BTS technologique ou en bio industrie serait alors un bon atout. Après le lycée général, celui qui veut faire cette profession aurait à passer par la préparatoire et faire 5 ans dans une des écoles des vétérinaires à Maisons-Alfort, à Nantes, à Toulouse ou à Lyon. Pour être intégré à une de ces écoles, il faut réussir le concours national d’entrée après le bac+2. La biologie, la chimie sont les matières dominantes au concours. A la fin de la cinquième année, le titre diplôme d’état de docteur vétérinaire (DEV) pourra être obtenu. Si la formation de base d’une durée de 4 ans est validée, l’étudiant pourrait décrocher son diplôme d’études fondamentales vétérinaires (DEFV). La dernière année consiste à la soutenance de thèse en vue de l’obtention du diplôme et une sorte de parcours de pré specialisation. La spécialisation concerne surtout la matière dermatologique, comportementalisme, ophtalmogique etc. Pour l’info, la majorité des étudiants sont d’origine urbaine et la plupart des sortants optent volontiers pour le secteur canin. Bien qu’ils peuvent également choisir une orientation dans la santé publique vétérinaire, l’industrie, ou les animaux de l’élevage. Ils ont aussi la possibilité d’ouvrir un cabinet à la suite d’une inscription à l’Ordre national des vétérinaires.

    Évidemment, il faut d’abord adorer les animaux, qu’il soit de famille des équidés, des canidés, des félidés etc. Il faut également être capable de soigner n’importe quelle race d’animaux, même les plus dangereux, sans éprouver de crainte. Outre la vocation, la patience et l’aisance avec les animaux, un bon contact et une bonne condition physique sont également des qualités incontournables. En effet, un vétérinaire peut être amené à monter la garde d’un animal ou à immobiliser un animal fougueux comme un cheval par exemple. Pour ce, il doit être apte à analyser le comportement des animaux pour éviter un faux diagnostic. Une certaine amabilité et attention sont également indispensables dans le cas où il aurait à déclarer au propriétaire d’un animal une mauvaise nouvelle. Ce métier, surtout, en tant que profession libérale, exige également une grande disponibilité. Parce qu’il doit se rendre sur place lors d’un cas urgent tel qu’un animal mourant par exemple. Un bon réflexe est également recommandé car des fois il est nécessaire de savoir opérer rapidement. Ce qui fait que le travail d’un médecin des animaux à la campagne est souvent ardu. Il pourrait être appelé à intervenir la nuit. Par ailleurs, le véto aurait également à sensibiliser ou à conseiller les éleveurs sur la qualité des aliments et l’importance des vaccins et des soins de prévention. Enfin, ce professionnel doit avoir une spécialisation dans un domaine particulier (par exemple soins des animaux domestiques, des animaux de rente etc). Un savoir plus ou moins étendu en biologie, en chimie, et en science de la terre est également à préconiser.

    D’abord, ce métier offre de nombreuses options d’emploi dans le secteur animalier (travail dans un parc zoologique, labo pharmaceutique, soins de cheptel, des animaux de compagnie, travail dans l’industrie alimentaire …). Un vétérinaire peut exercer à domicile ou dans une entreprise, en ville ou dans un milieu rural. Il peut côtoyer le public ou non. S’il travaille en tant qu’auto-entrepreneur, il a l’avantage de ne pas avoir un supérieur en hiérarchie. En outre, lors de son contact avec les animaux de compagnie ou les animaux de la ferme, le moment unique lors de la naissance d’un animal pourrait lui déstresser. Les efforts physiques et intellectuels fournis apportent aussi un équilibre à sa personnalité. Par ailleurs, si la clientèle est nombreuse, ce métier bénéficie des honoraires intéressants. En fonction de nombre de consultations faites par ce docteur des animaux, il peut débuter mensuellement à 2000 voire 2500 euros en moyenne. Cependant, on doit reconnaître qu’il est assez difficile de trouver un emploi une fois le diplôme en poche car la plupart des nouveaux diplômés cherchent un boulot en ville. D’autre part, les horaires longs (quelquefois 6 jours sur 7 et plus de 40 heures par semaine) peuvent provoquer le stress et la fatigue. Il est ainsi assez compliqué de concilier la vie familiale et la vie professionnelle ou sociale si le véto est très sollicité. L’inconvénient majeur de ce secteur d’activité, c’est également le manque de places comparé au nombre de candidats et la mise de fond conséquent si on souhaite s’établir à son compte. Sans oublier qu’un vétérinaire doit s’habituer aux déplacements si on le demande à contrôler l’état sanitaire de l’élevage. En somme, la routine n’est pas au rendez-vous, mais les études sont assez longues et les offres d’emploi en zone urbaine rares.